Newsletter Nº 30 30 Juin 2006
 
Liberté de la Presse:
Premier rapport sur la liberté de la presse publié par la Fédération des journalistes arabes

L’autocensure chez les rédacteurs en chef est plus importante que la censure pratiquée par les organes sécuritaires ou les institutions gouvernementales selon le rapport 2005 sur la liberté de la presse publié par la Fédération des journalistes arabes le 3 juin au Caire.

Le rapport est le premier d’une série de rapports annuels qui seront publiés par la Fédération après l’annonce de la création d'un groupe de surveillance sur la liberté de la presse en février dernier (voir http://www.cctvua.com/articles.php?id=560).

Entre autres conclusions, le rapport indique que les journaux et les journalistes arabes font face à plusieurs obstacles, notamment le manque d’accès aux sources et aux informations gouvernementales, les limitations dans leur pratique du journalisme, les pressions pour révéler les sources et la censure. Ceci se pratique principalement par les rédacteurs en chef eux-mêmes, les organismes sécuritaires représentant le deuxième plus gros censeur, suivi ensuite de tous les autres organismes gouvernementaux, selon le rapport.

La Fédération estime que l’Irak est le pays où la liberté de la presse est la plus souvent malmenée, suivi par le Yémen et l’Algérie. Par comparaison, le Koweït, l’Égypte et la Jordanie sont ceux où l’on constate une meilleure situation de la liberté de la presse selon le rapport.

Le rapport souligne également que plus de 28 000 journalistes travaillent dans les pays arabes, dont 25 000 d’entre eux pour 2 674 journaux ou publications périodiques.

Pour consulter le rapport, veuillez aller à l’adresse suivante : http://www.faj.org.eg/reports.asp (en arabe).