28 Avril 2007
 
Liberté de la Presse:
Dernières nouvelles sur la liberté de la presse dans la région

En Jordanie, les autorités ont confisqué les cassettes de l'entretien accordé le 18 avril 2007 par le prince Hassan Bin Talal, oncle du roi Abdallah II, au journaliste Ghassan Ben Jeddou de la télévision satellitaire Al-Jazira. Selon Ben Jeddou, les cassettes auraient été saisies à l'aéroport d'Amman parce que l'interview abordait l'implication d'un officiel saoudien dans le financement de militants sunnites combattant le Hezbollah.

En Syrie, l'avocat et activiste des droits de l'homme, Anouar Al-Bounni, a été condamné le 24 avril 2007 à cinq ans de prison par le tribunal pénal de Damas pour avoir signé une déclaration appelant à de meilleures relations avec le Liban. Il était détenu depuis 11 mois pour "propagation de fausses informations qui affaiblissent la Nation".

En Irak, Sami Al-Douleimi, journaliste à l'hebdomadaire Al-Bachara, est tombé dans une embuscade devant son domicile, à Falloujah, le 21 avril 2007. Une voiture a barré sa route tandis que ses occupants l'ont blessé par balles et tué son neveu qui l'accompagnait.

En Somalie, l'Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), condamne les récents affrontements ayant frappé les civils de Mogadiscio, dont des journalistes et des collaborateurs des médias. Le 21 avril 2007, les bureaux de la station privée HornAfrik Radio ont été touchés par sept obus, blessant deux employés. Le journaliste Yahye Ali Farah a été conduit à l'hôpital Dayniile, tandis que le caméraman Abdi Dhaqane, également collaborateur de l'agence de presse britannique Reuters, a perdu plusieurs doigts de la main droite et a été blessé à la jambe. La radio a été fermée, étant donné que des combats se déroulent dans le quartier où elle se trouve. Le quotidien Xog-Ogaal, l'un des plus lus de la capitale, ainsi que de nombreux autres journaux, ont dû cesser de paraître, en raison de la recrudescence des combats. Le groupe de presse Shabelle Media Network a expliqué qu'il n'était plus en mesure de fournir une couverture satisfaisante de la situation, étant donné que ses journalistes ont fui la ville avec leurs familles.

En Algérie, les autorités ont empêché, le 26 avril 2007, Arezki Aït-Larbi, correspondant des journaux français Le Figaro et Ouest France de quitter le pays, en invoquant un mandat d'arrêt datant d'août 1997. Le journaliste qui souhaitait se rendre en France a été retenu quelques heures à l'aéroport d'Alger. Le journaliste avait pu obtenir un passeport le 22 novembre 2006 après plus de six mois d'attente. Les autorités lui avaient alors notifié que l'affaire était classée.

Source des alertes :
Reporters Sans Frontières, RSF, Paris, France